La vie inextatique

Le cinéma révèle, après coup. Ou sur le tournage. La vie circule.

LA VIE DES POULETS
vidéo | 3’11 | 2005

La vie des poulets en 9 cases.

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JE SUIS ENTRÉ PAR LA PORTE DU SALON
vidéo | 3’03 | 2005

Ce film est une nouvelle version de Brétigny/Orge 71. Il est la conclusion de la série de film fabriquée à partir d’un petit soldat que j’ai particulièrement aimé investir d’un super-pouvoir transitionnel.

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LES MAINS FROIDES
16 mm | 2’57 | 2004

À la suite de La vie négative, ce film continue d’exploiter la parole pour trouer l’écran, percer l’image, comme chez Lévinas où le Dit perce le réel, sans cesse, oui, mais sans le dépasser. Une parole qui a du mal à se frayer un chemin audible, perturbée par une musique omniprésente mais qui s’évapore ; coupée par les voix du cinéma (Marguerite Duras, Pierre Mendès-France, l’Algérie, Tom Cruise etc.), coupée par les voix de l’enfance.

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SERGENT-CHEF REVIENT DE LOIN
vidéo | 2’31 | 2004

Sergent-chef réapparaît de nulle part, ou plutôt de la banquise, du grand blanc, de la mémoire effacée, du disque dur en chambre blanche.

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MES 4 COPAINS
vidéo | 2’27 | 2003

Jim, Joe, Archibald et Django l’autruche sont mes 4 copains.

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LA VIE NÉGATIVE
vidéo & 16 mm | 12’49 | 2002

Ce film se place comme suite logique de ma recherche sur la présence du cinéma à l’écran. Je cherche à voir ce qui se projette, à faire un cinéma avec des images que l’on scrute, des images que l’on devine, des images auxquelles on ne croit pas. Retrouver la stupéfaction du cinéma. Passée cette stupéfaction, l’envie de savoir ce qui se passe dans cette projection. La projection de mon imaginaire dans les images qui se forment à l’écran.

Partie I – la visée Sur des images sans formes, se joue le champ de la projection. Que puis-je projeter dans ce creuset d’images qui m’attend ?

Partie II – l’eau Les rêves, la matrice du cinéma. Le cinéma comme vision hallucinée. Le rêve, celui de ma naissance. Le rêve écran, déplacé qui éclaire ma thématique de voyant sur le cinéma, de peur des coins, de l’eau, de filmer de l’eau. Les images du rêve : très nettes, très découpées, et pourtant absentes.

Partie III – la vie négative La vie de Michel Henry. Le cinéma prend la parole par l’image, nous renvoie la difficulté de projeter, la difficulté de projeter dans les trous. Certaines bribes du mur filmé, nous parviennent encore, à la fin, alors c’était ça, la trace du réel.

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LA VIE DE LA LUMIERE
super 8 | 1’41 | 1998

La vie trouée.

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LA VIE QUOTIDIENNE
vidéo | 4’04 | 1997

Film vidéo faisant suite de La vie des objets (1996). Cette fois, la description, comme une litanie, d’un appartement à travers ses objets ne se donne plus que par l’espace sonore. La parole qui se perd ne donne rien à voir, mais la trace de ce qui a été déjà dit, de ce qui était là ; la projection intérieure donne à voir la perte, ce qui ne se voit plus à l’écran. La vie quotidienne est un réel quotidien radicalement distant et distinct de mon regard et de mon temps. Toutes ces choses, je ne peux m’immiscer en elles, je ne peux me fondre en elles. Les mots sont confrontés aux objets ; je voudrais passer au travers pour comprendre, comme dans cette image quasi immobile d’une forêt lointaine et bruisselante écrasée par le ciel. « Par ma fenêtre, je scrute le ciel pour passer au travers. ».

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LA VIE DES OBJETS
vidéo | 11’17 | 1997

“Les phénomènes transitionnels représentent les premiers stades de l’utilisation de l’illusion sans laquelle un être humain n’attribue aucun sens à l’idée d’une relation avec un objet perçu par les autres comme extérieur à lui.”
D.W. Winnicott, De la pédiatrie à la psychanalyse

Cette vidéo divisée en 6 parties (Les objets I à VI) présente six variations sur les objets, notre façon de les regarder et de les vivre. C’est une invitation à avoir de l’empathie pour l’objet en permettant de prendre le temps de regarder ; et de s’interroger sur l’aspect transitionnel des objets dans le film — et du film lui-même comme objet.
Les objets I
Répertoriage d’objets personnels, apparemment immuables. Cette première partie, la plus longue (4 minutes) fait office de prologue : c’est la matière du film introduite, mais c’est déjà aussi le corps du film.

Les objets II
Un grand objet : le salon (un espace, un contenant). Le récit d’une anecdote (prise comme un lieu commun) suggère le rapprochement entre l’illusion de notre regard sur l’enfance et l’illusion de l’image.

Les objets III
Évoquer la conviction qu’un objet nous est autant étranger qu’intime.

Les objets IV
Quelques uns des objets I dans “leur” réel.

Les objets V
Le sujet au milieu des objets (abandon du cadre frontal notamment par une bande-son qui se passe “derrière”).

Les objets VI
Les objets, comme nous, notre vie psychique, notre réel, se laissent apparemment regarder. Quelque chose nous échappe. Nous sommes le vrai film que nous ne regardons pas.

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LA VIE ANTÉRIEURE
16 mm | 7’07 | 1997

Je lis les pages “culture” de Libération, les petites annonces et les entrefilets sur les hommes qui se noient dans la Seine.

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À vélo
super 8 | 3’24 | 1997

J’ai 74 ans.

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BRÉTIGNY/ORGE 71
vidéo | 2’49 | 1996

Ce film est la version totalement refaite d’un film vidéo analogique perdu.
La version première était un plan de lattes de plancher avec des rideaux près d’une fenêtre. Cette nouvelle version est un jouet qui passe comme au cinéma.

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LE SALON
super 8 | 49″ | 1996

“Alors c’est comme ça de regarder le salon aujourd’hui.”

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MON FRÈRE ET MOI
super 8 | 2’15 | 1996

La litanie des souvenirs est pour moi la litanie de la mort.

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LES JOUETS
super 8 | 2’11 | 1996

Litanie de joujous.

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LA VIE SOUTERRAINE
super 8 | 4’03 | 1996

Sortie par les zébras à La souterraine.

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LA VIE INTIME
super 8 | 1’50 | 1996

Anna, 3 ans, née pendant la Coupe du monde aux États-Unis, filmée au petit bonheur la chance.

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MON PÈRE EST MORT
super 8 | 3’13 | 1994

Un homme se filme le jour de la mort de son père.