Juillet 2016
Nouveau numéro de la revue Arpentages 2

Pour ce nouveau numéro de la revue, j’ai demandé à Gwénaëlle Plédran, artiste et photographe, de se prêter à l’exercice d’écriture d’un nouvel Arpentages du net.
Elle a écrit “Cape ou pas cape, figures du super héros ordinaire”, toujours sur le principe bi-média suivant :
– le texte est à lire dans la revue Arpentages 2
– les vidéos à voir sur le site Arpentages du net

Editeur : Scènes Obliques
Diffusion : Harmonia mundi

Boris du Boullay - Arpentages du net
Photo : Gwénaëlle Plédran

Novembre 2015
Il faut choisir son camp
au 28ème festival
Les instants vidéo

“C’est quoi le cosmunisme ?
C’est faire la Lune du quotidien de l’Humanité !
Notre époque est à la recherche d’une question perdue, exhibant dans les
urnes de son désenchantement politique sa lassitude de toutes les bonnes
réponses. Aujourd’hui, il y a de la difficulté à rester seul quand tout nous
aspire dans la spirale uniformisante de la masse, quand devant les écrans
tachés de sang, nous ne savons plus à quelle guerre nous participons. Il
n’y a plus de peuple. Juste un citoyen et un autre et un autre… Au bout du
compte, ça fait beaucoup de matricules. « L’utopie n’est pas une illusion,
un rêve, une fantaisie, lancée vers l’impossible. L’utopie est un projet,
l’invention d’un possible à l’intérieur de la réalité quotidienne, pas encore
réalisé mais qui peut-être se réalisera. » (Joyce Lussu Salvadori)

– Laisse tomber les filles (1’37 – 2013) / claRa apaRicio yoldi (Espagne/GB)
Il faut choisir son camp (3’ – 2012) / Boris du Boullay (France)
– De l’origine du XXIe siècle (15’30 – 2000) / Jean-Luc Godard (Suisse/France)

Programmation : Marc Mercier

> Le site des Instants vidéos

Instants vidéos

Novembre 2014
Je n’ai fait que t’attendre
au LABoral Centre d’art contemporain de Gijon

Exposition “Un paysage de la vidéo contemporaine”

Au LABoral Centro de Arte Y Creacion Industrial.
En collaboration avec le Festival International de Ciné de Gijon.
07 novembre au 08 février 2015

Commissaires d’exposition : Chloe Dragna et Aflredo Aracil

Cette exposition montre le travail d’artistes présentés sur la Vidéothèque, centre de ressources en ligne qui travaille depuis 2010 à collecter et diffuser les créations d’artistes vidéastes du monde entier. S’engageant dans une réflexion sur la création vidéo et sa diffusion, la Vidéothèque réalise des projections, des publications en ligne. Elle s’inscrit dans un mouvement d’échanges et de collaborations avec des structures de diffusion caractérisées par leur indépendance et le libre accès aux œuvres.

Universo vídeo : La Vidéothèque présente neuf pièces vidéos qui donnent à voir les dernières tendances de la création audiovisuelle. Comme dans un circuit électrique ou un système, les singularités de chaque œuvre rebondissent, affectent et transforment la suivante. Articulant ainsi un récit où se forment des correspondances entre les différentes narrations. Les œuvres tissent alors un réseau qui questionne. Du documentaire jouant avec le réel, aux fantômes du passé guettant le présent, au travers d’expérimentations sur les formes, les textures et les couleurs pour en arriver au genre plus concret du journal filmé, du reportage, de la vidéo musicale, des symphonies urbaines et autres procédés techniques comme le collage, le found-footage ou le détournement.

L’exposition a aussi un caractère compétitif. Durant le Festival International de Cinéma de Gijón un prix sera décerné à l’un des artistes participants de à l’exposition. Ce prix consistera en une résidence de création de deux semaines au LABoral. L’œuvre produite sera présentée durant le FICX le 2015.

Artistes: ISMAIL BAHRI, COMBES & RENAUD, JERÔME SCHLOMOFF, THIBAULT JEHANNE, ELISE VANDEWALLE, ORIOL SANCHEZ, BEN RUSSELL, BORIS DU BOULLAY et PHILIPPE COTE.

> La page de l’exposition

J’ai un problème avec France Gall

Vidéo | 8’14 | 2014

Le soir, je cherche.
Longtemps j’ai cherché du côté de Mireille Matthieu.

Ce film est le troisième chapitre d’Un film écrit, création numérique hybride sur le thème de la perte, entre écriture numérique, vidéo et net art : unfilmecrit.net
Un film écrit est une commande des éditions de la Tangente (2014)

> Le film vu par Simone Dompeyre

Diffusion du film
Cinéma la Clef, dans le cadre du colloque universitaire “story-telling”, Paris, 2016
Festival Sonic Protest, Paris, 2016
Café-ciné, projection-rencontre, Médiathèque d’Olonne-sur-mer, 2016
Festival Tous courts, Aix-en-Provence, 2015
Festival Images Contre Nature, Marseille, 2015
Cinémathèque Française, dans le cadre d’une carte blanche au Centre National de la Danse, Paris, 2015
Festival Traverse vidéo, Toulouse, 2015
Festival des films différents de Paris, Paris, 2014 (Film primé)
Instants chavirés, Montreuil, 2014
Séance spéciale “Andreï, Manu, Marguerite et les autres”, festival de l’Arpenteur, Les Adrets, 2014
+ diffusions expérimentales

Un film écrit (2014)

Un film écrit est une création entièrement tournée vers une écriture du cinéma sur internet. Un cinéma numérique, en quelque sorte. Une oeuvre hybride en 4 chapitres et un épilogue (parce que j’écris et je filme toujours des épilogues).
C’est un projet circulaire, qui permet de revenir au point de départ. Mais on peut prendre le train en marche, à chacun des quatre chapitres.
D’ailleurs, certains éléments d’Un film écrit vivent par ailleurs, Maurice du Moullay, code source ou J’ai un problème avec France Gall.

Chapitre 1 – introduction
Chapitre 2 – maurice du moullay
Chapitre 3 – j’ai un problème avec France Gall
Chapitre 4 – un film écrit
Epilogue – code source

Un film écrit est une tentative pour reprendre le réel au numérique, avec une écriture qui serait film, avec toutes les aspérités d’un média qui nous colle aux doigts, très loin d’une immatérialité sans consistance (alors qu’un clapet de téléphone portable trop vite reclipsé sur votre doigt peut sacrément vous faire jongler).
D’ailleurs, depuis l’apparition du numérique, l’expérience du réel au cinéma a subrepticement glissé du tournage au montage, perdant de sa substance au passage.
En cherchant le cinéma, sur sa table de travail peut-être, mais dans un travail de montage qui dépasse la timeline, Un film écrit s’immisce où il peut.
Dans le faux, dans l’ambivalence, mais aussi dans l’écriture des URLs, dans les réseaux sociaux ou dans google maps.
Dans des bouts de films, des bribes de scénarios. Ou des commentaires du travail en cours.

Dans ce qui fait un film mis à plat, devant soi, sur sa table de travail, comme une pellicule sortie du noir, éventrée.

Pour finalement, dans la toute dernière page du projet, s’écrire directement dans du code HTML, comme une évidence de l’emprise technique sur l’écriture.

Ah oui, sinon, c’est l’histoire d’un père qui ne peut affronter l’idée de la perte de l’enfant.
Ou qui reste enfui dans les salles de cinéma.
Il est donc entièrement question de fuite, ou de stupéfaction. De perte de mémoire où le cinéma… (je ne sais plus, je perds la mémoire justement)
L’expérience du cinéma comme projection réelle de la vie inextatique. Bien sûr tout ça n’a pas de sens, sauf celui de questionner cette stupéfaction de voir à l’oeuvre une vie inextatique qui nous échappe autant qu’elle est autant parfaitement vivante en nous.

Un film écrit est une forme interactive narrative, fondée sur l’HTML.

Le code est brut, sans optimisation, les vidéos sont longues à charger. Aucune ergonomie particulière. Aucune fonctionnalité. Seulement du son, des urls, des liens, des photos, des vidéos.

Ce projet s’écarte volontairement de tout design. Aucune fascination technique (Rossellini, bien sûr). Le choix de l’affectivité. Et prendre la matière qui se présente comme une possibilité d’écriture.

Et que cette écriture soit film.

Un film écrit est une commande des éditions de la Tangente.

> Ouvrir Un film écrit