Avril 2017
Sortie de la revue Arpentages 2017

Sortie du numéro de l’année 2017 de la revue Arpentages.
Dans cette revue, contribution de Vincent Sorrel avec un texte “scènes de chasse au cinéma”.

Juillet 2016
Nouveau numéro de la revue Arpentages 2

Pour ce nouveau numéro de la revue, j’ai demandé à Gwénaëlle Plédran, artiste et photographe, de se prêter à l’exercice d’écriture d’un nouvel Arpentages du net.
Elle a écrit “Cape ou pas cape, figures du super héros ordinaire”, toujours sur le principe bi-média suivant :
– le texte est à lire dans la revue Arpentages 2
– les vidéos à voir sur le site Arpentages du net

Editeur : Scènes Obliques
Diffusion : Harmonia mundi

Boris du Boullay - Arpentages du net
Photo : Gwénaëlle Plédran

Un film écrit (2016)

Un film écrit est une création entièrement tournée vers une écriture du cinéma sur internet. Un cinéma numérique, en quelque sorte. Une oeuvre hybride en 4 chapitres et un épilogue (parce que j’écris et je filme toujours des épilogues).
Un film écrit est un projet toujours en mouvement, en perpétuelle écriture et modification, qui n’a pas de forme finale mais une intention à l’oeuvre, en création numérique.
C’est un projet circulaire, qui permet de revenir au point de départ. Mais on peut prendre le train en marche, à chacun des quatre chapitres.
D’ailleurs, certains éléments d’Un film écrit vivent par ailleurs, Maurice du Moullay, code source ou J’ai un problème avec France Gall.

Chapitre 1 – introduction
Chapitre 2 – maurice du moullay
Chapitre 3 – j’ai un problème avec France Gall
Chapitre 4 – un film écrit
Epilogue – code source

Un film écrit est une tentative pour reprendre le réel au numérique, avec une écriture qui serait film, avec toutes les aspérités d’un média qui nous colle aux doigts, très loin d’une immatérialité sans consistance (alors qu’un clapet de téléphone portable trop vite reclipsé sur votre doigt peut sacrément vous faire jongler).
D’ailleurs, depuis l’apparition du numérique, l’expérience du réel au cinéma a subrepticement glissé du tournage au montage, perdant de sa substance au passage.
En cherchant le cinéma, sur sa table de travail peut-être, mais dans un travail de montage qui dépasse la timeline, Un film écrit s’immisce où il peut.
Dans le faux, dans l’ambivalence, mais aussi dans l’écriture des URLs, dans les réseaux sociaux ou dans google maps.
Dans des bouts de films, des bribes de scénarios. Ou des commentaires du travail en cours.

Dans ce qui fait un film mis à plat, devant soi, sur sa table de travail, comme une pellicule sortie du noir, éventrée.

Pour finalement, dans la toute dernière page du projet, s’écrire directement dans du code HTML, comme une évidence de l’emprise technique sur l’écriture.

Ah oui, sinon, c’est l’histoire d’un père qui ne peut affronter l’idée de la perte de l’enfant.
Ou qui reste enfui dans les salles de cinéma.
Il est donc entièrement question de fuite, ou de stupéfaction. De perte de mémoire où le cinéma… (je ne sais plus, je perds la mémoire justement)
L’expérience du cinéma comme projection réelle de la vie inextatique. Bien sûr tout ça n’a pas de sens, sauf celui de questionner cette stupéfaction de voir à l’oeuvre une vie inextatique qui nous échappe autant qu’elle est autant parfaitement vivante en nous.

Un film écrit est une forme interactive narrative, fondée sur l’HTML.

Le code est brut, sans optimisation, les vidéos sont longues à charger. Aucune ergonomie particulière. Aucune fonctionnalité. Seulement du son, des urls, des liens, des photos, des vidéos.

Ce projet s’écarte volontairement de tout design. Aucune fascination technique (Rossellini, bien sûr). Le choix de l’affectivité. Et prendre la matière qui se présente comme une possibilité d’écriture.

Et que cette écriture soit film.

Un film écrit est une commande des éditions de la Tangente.

> Ouvrir Un film écrit

Diffusion
FILE, Festival Internacional de Linguagem Eletronica, Rio (Brésil), 2017
NT2, Uqam – Université du Québec, Québec, 2017