Les mains froides

16 mm | 2’57 | 2004



À la suite de La vie négative, ce film continue d’exploiter la parole pour trouer l’écran, percer l’image, comme chez Lévinas où le Dit perce le réel, sans cesse, oui, mais sans le dépasser. Une parole qui a du mal à se frayer un chemin audible, perturbée par une musique omniprésente mais qui s’évapore ; coupée par les voix du cinéma (Marguerite Duras, Pierre Mendès-France, l’Algérie, Tom Cruise etc.), coupée par les voix de l’enfance.