La vie négative

vidéo & 16 mm | 12’49 | 2002



Ce film se place comme suite logique de ma recherche sur la présence du cinéma à l’écran. Je cherche à voir ce qui se projette, à faire un cinéma avec des images que l’on scrute, des images que l’on devine, des images auxquelles on ne croit pas. Retrouver la stupéfaction du cinéma. Passée cette stupéfaction, l’envie de savoir ce qui se passe dans cette projection. La projection de mon imaginaire dans les images qui se forment à l’écran.

Partie I – la visée Sur des images sans formes, se joue le champ de la projection. Que puis-je projeter dans ce creuset d’images qui m’attend ?

Partie II – l’eau Les rêves, la matrice du cinéma. Le cinéma comme vision hallucinée. Le rêve, celui de ma naissance. Le rêve écran, déplacé qui éclaire ma thématique de voyant sur le cinéma, de peur des coins, de l’eau, de filmer de l’eau. Les images du rêve : très nettes, très découpées, et pourtant absentes.

Partie III – la vie négative La vie de Michel Henry. Le cinéma prend la parole par l’image, nous renvoie la difficulté de projeter, la difficulté de projeter dans les trous. Certaines bribes du mur filmé, nous parviennent encore, à la fin, alors c’était ça, la trace du réel.

Diffusion
Cinéma la Clef, Paris, 2004