La vie inextatique

Série de films argentiques et de vidéos analogiques et numériques, cette série de film interroge la phénoménologie contemporaine, et notamment les travaux de Michel Henry

La vie des poulets

vidéo | 3’11 | 2005



La vie des poulets en 9 cases.

Diffusion
Muta, Muestra Internacional de Apropiación Audiovisual, Lima (Pérou), 2017
+ diffusions expérimentales

La vie négative

vidéo & 16 mm | 12’49 | 2002



Ce film se place comme suite logique de ma recherche sur la présence du cinéma à l’écran. Je cherche à voir ce qui se projette, à faire un cinéma avec des images que l’on scrute, des images que l’on devine, des images auxquelles on ne croit pas. Retrouver la stupéfaction du cinéma. Passée cette stupéfaction, l’envie de savoir ce qui se passe dans cette projection. La projection de mon imaginaire dans les images qui se forment à l’écran.

Partie I – la visée Sur des images sans formes, se joue le champ de la projection. Que puis-je projeter dans ce creuset d’images qui m’attend ?

Partie II – l’eau Les rêves, la matrice du cinéma. Le cinéma comme vision hallucinée. Le rêve, celui de ma naissance. Le rêve écran, déplacé qui éclaire ma thématique de voyant sur le cinéma, de peur des coins, de l’eau, de filmer de l’eau. Les images du rêve : très nettes, très découpées, et pourtant absentes.

Partie III – la vie négative La vie de Michel Henry. Le cinéma prend la parole par l’image, nous renvoie la difficulté de projeter, la difficulté de projeter dans les trous. Certaines bribes du mur filmé, nous parviennent encore, à la fin, alors c’était ça, la trace du réel.

Diffusion
Cinéma la Clef, Paris, 2004

La vie de la lumière

super 8 | 1’41 | 1998



La vie trouée.

Diffusion
Galerie +/-, Bâle, Suisse, 1999

La vie antérieure

16 mm | 7’07 | 1997



Je lis les pages “culture” de Libération, les petites annonces et les entrefilets sur les hommes qui se noient dans la Seine.

Diffusion
Galerie +/-, Bâle, Suisse, 1999
Cinémathèque de Grenoble, rétrospective, 1998

La vie quotidienne

vidéo | 4’04 | 1997



Film vidéo faisant suite de La vie des objets (1996). Cette fois, la description, comme une litanie, d’un appartement à travers ses objets ne se donne plus que par l’espace sonore. La parole qui se perd ne donne rien à voir, mais la trace de ce qui a été déjà dit, de ce qui était là ; la projection intérieure donne à voir la perte, ce qui ne se voit plus à l’écran. La vie quotidienne est un réel quotidien radicalement distant et distinct de mon regard et de mon temps. Toutes ces choses, je ne peux m’immiscer en elles, je ne peux me fondre en elles. Les mots sont confrontés aux objets ; je voudrais passer au travers pour comprendre, comme dans cette image quasi immobile d’une forêt lointaine et bruisselante écrasée par le ciel. « Par ma fenêtre, je scrute le ciel pour passer au travers. ».

Diffusion
ImagesPassages, Musée d’Art Moderne, Nice, 1999
Festival de vidéo d’Estavar-Llivia, 1998
Festival ImagesPassages, Annecy, 1998

La vie des objets

vidéo | 11’17 | 1997



“Les phénomènes transitionnels représentent les premiers stades de l’utilisation de l’illusion sans laquelle un être humain n’attribue aucun sens à l’idée d’une relation avec un objet perçu par les autres comme extérieur à lui.”
D.W. Winnicott, De la pédiatrie à la psychanalyse

Cette vidéo divisée en 6 parties (Les objets I à VI) présente six variations sur les objets, notre façon de les regarder et de les vivre. C’est une invitation à avoir de l’empathie pour l’objet en permettant de prendre le temps de regarder ; et de s’interroger sur l’aspect transitionnel des objets dans le film — et du film lui-même comme objet.
Les objets I
Répertoriage d’objets personnels, apparemment immuables. Cette première partie, la plus longue (4 minutes) fait office de prologue : c’est la matière du film introduite, mais c’est déjà aussi le corps du film.

Les objets II
Un grand objet : le salon (un espace, un contenant). Le récit d’une anecdote (prise comme un lieu commun) suggère le rapprochement entre l’illusion de notre regard sur l’enfance et l’illusion de l’image.

Les objets III
Évoquer la conviction qu’un objet nous est autant étranger qu’intime.

Les objets IV
Quelques uns des objets I dans “leur” réel.

Les objets V
Le sujet au milieu des objets (abandon du cadre frontal notamment par une bande-son qui se passe “derrière”).

Les objets VI
Les objets, comme nous, notre vie psychique, notre réel, se laissent apparemment regarder. Quelque chose nous échappe. Nous sommes le vrai film que nous ne regardons pas.

Diffusion
ImagesPassages, Musée d’Art Moderne, Nice, 1999
Festival de vidéo d’Estavar-Llivia, 1998
Festival ImagesPassages, Annecy, 1998
2ème festival de films Motus, Marseille, 1997

La vie intime

super 8 | 1’50 | 1996



Anna, 3 ans, née pendant la Coupe du monde aux États-Unis, filmée au petit bonheur la chance.

Mon père est mort

super 8 | 3’13 | 1994

Un homme se filme le jour de la mort de son père.


Diffusion du film

Jeune dure et pure, rétrospective du cinéma expérimental en France, Cinémathèque française, Paris, 2000
Projection à l’École Nationale des Beaux-Arts de Paris, 1999
Xème rencontres internationales du cinéma indépendant, Châteauroux,1996