Au travail

Il y a sans doute dans le travail une question purement phénoménologique d’accès à la vie.
Et donc, il est question de cinéma.

Enfances

Le cinéma est une lutte à mort contre l’enfance.

Autoportraits

Prenant mon corps comme surface de projection et d’introjection, la série des autoportraits se pose comme un dispositif premier du cinéma où la quête de l’instant retenu est l’expérience stupéfiante.

La vie inextatique

Série de films argentiques et de vidéos analogiques et numériques, cette série de film interroge la phénoménologie contemporaine, et notamment les travaux de Michel Henry

Les films écrits

Les films écrits regroupent une série de films écrits à ma table de travail.
L’écriture dans la description de la vie se porte désormais littéralement à l’écran, comme une liberté réjouissante et transgressive.
Mais liberté asphyxiante dans le même temps, l’expérience numérique transpose l’écriture du film dans une description incessante de la vie, faite d’assemblages, montages, collages, qu’une voix écrite ou orale tente de mettre à jour.

Saynètes – série 2

Reprise. Retour. Retravail.

Retrouver la piste, la routine, la course de fond, l’accumulation.
Ma fille s’invite dans ce travail parce qu’elle est là.
Je ne suis plus le même.

Cette reprise est une nouvelle confrontation.

29 bis rue des Orteaux (2004)

Le 29 septembre 2004, je suis mis à pied par mon employeur. Je décide de déposer un recours aux prud’hommes.
En attendant, je veux vivre ce temps libre qui me tombe du ciel. Quel sentiment aurais-je de cette année dans un an, en septembre 2005 ?
Aurais-je comme d’habitude, cette sensation du rien, du peu, du “pas grand-chose” ?

Pour “voir” ce qu’est une année en réel, avec le poids de chacune de ses journées, je décide de filmer trente secondes par jour, en un coup, une seule fois par jour. Peu importe quoi, mais trente secondes. Réduire la valeur d’une journée à trente secondes.
Un mois passe en un quart d’heure. Une année en trois heures, le temps d’un film.

Il me semblait par ce dispositif que j’allais comprendre les jours qui passent, cette sensation de déception de l’après-coup.

A bout portant

vidéo | 8’27 | 2015

A bout portant est une série de vidéos filmées avec un 5D tenu à bout de bras.

Saurais-je tenir le 5D dans mes mains – cet appareil photo surdimensionné pour un selfie – pour maintenir en vie ce face à face, lorsque j’aurais les mains de ma mère ?
En attendant, je trace à la lettre la phénoménologie de la Vie de Michel Henry dans une tentative, encore stupéfaite, d’appliquer à l’image une donation qui serait à la limite de l’immanence.
Dans ce chantier, il faut bien commencer par quelque chose. Par où commencer, disait François Verret. Pourquoi pas par ma mère à la lisière, donc, dans des images qui ne disent rien que l’on ne sache déjà, mais dans lesquelles le cinéma (se) projette à fond les manettes.

Diffusion du film
Festival Tous Courts, compétition expérimentale, Aix-en-Provence, 2016
Soirée Collectif Négatif, Paris, 2016
Festival Images Contre Nature, programme Sens, Marseille, 2016
Café-ciné, projection-rencontre, Médiathèque d’Olonne-sur-mer, 2016
Le Jour le plus court, carte blanche au collectif Négatif, Paris, 2015

Octobre

J’ai un problème avec France Gall

Vidéo | 8’14 | 2015

Le soir, je cherche.
Longtemps j’ai cherché du côté de Mireille Matthieu.

Ce film est le troisième chapitre d’Un film écrit, création numérique hybride sur le thème de la perte, entre écriture numérique, vidéo et net art : unfilmecrit.net
Un film écrit est une commande des éditions de la Tangente (2014)

> Le film vu par Simone Dompeyre

Diffusion du film
Cinémathèque de Toulouse, 20 ans de Traverse vidéo, Toulouse, 2017
10 ans du collectif Négatif, Le Limonaire, Paris, 2017
Festival de Groland Fifigrot, Toulouse, 2016
Cinéma la Clef, dans le cadre du colloque universitaire “story-telling”, Paris, 2016
Festival Sonic Protest, Paris, 2016
Café-ciné, projection-rencontre, Médiathèque d’Olonne-sur-mer, 2016
Festival Tous courts, Aix-en-Provence, 2015
Festival Images Contre Nature, Marseille, 2015
Cinémathèque Française, dans le cadre d’une carte blanche au Centre National de la Danse, Paris, 2015
Festival Traverse vidéo, Toulouse, 2015
Festival des films différents de Paris, Paris, 2014 (Film primé)
Instants chavirés, Montreuil, 2014
Séance spéciale “Andreï, Manu, Marguerite et les autres”, festival de l’Arpenteur, Les Adrets, 2014
+ diffusions expérimentales

Je n’ai fait que t’attendre

Vidéo | 8’45 | 2013

Depuis le passage au numérique, je ne filme plus, je monte. Mais moins je filme, moins je monte, et moins je monte, plus je vieillis. Alors j’écris.

Diffusion du film
Café-ciné, projection-rencontre, Médiathèque d’Olonne-sur-mer, 2016
Festival Images Contre Nature, Marseille, 2015
Instants chavirés, Montreuil, 2014
“Paysage de la vidéo contemporaine”, LABoral Centro de Arte y Creación Industrial, Gijon, Espagne, 2014
Commissariats : Chloe Dragna (Vidéothèque) et Alfredo Aracil

Il faut choisir son camp

Vidéo | 3′ | 2012

Vidéo réalisée pour le projet 100 jours, 100 films avant la présidentielle.
Palestro, Godard, Truffaut, la publicité, les champs, les usines, Gudrun Ensslin, mon père.
La politique est affaire de travelling historique.

Film de commande réalisé pour le projet collectif 100 jours, 100 films avant la présidentielle de 2012.

> Le site du collectif 100 jours

Diffusion du film
Exposition Indulgence, galerie de la Voûte, Paris, 2016
Café-ciné, projection-rencontre, Médiathèque d’Olonne-sur-mer, 2016
Instants vidéos numériques et poétiques, Marseille, 2015
100 jours, 2012
+ projections expérimentales

Après coup

Vidéo (téléphone) | 12′ | 2009



Est-ce que le cinéma peut se noyer dans la théorie du réel comme moi dans mon bain ? Autrement dit, le cinéma m’échappe autant que j’ai le bras en écharpe.

> Le texte du film

J’adore

vidéo | 0’45 | 2012

Voilà un vrai film de droite de petit propriétaire terrien. Ou pas.

Saynètes – série 1 (2003-2007)

La vie imaginaire et réelle de Boris du Boullay : le corps comme phénoménologie imaginaire de la vie réelle

Puisque le cinéma, dans son dispositif d’enregistrement, dans cet étrange rapport au réel rapporté n’est pas capable de révéler, de retranscrire, de dire quelque chose de cette Vie, incessamment (non)-décrite par Michel Henry, dont on a la perception intime et certaine, mais qui échappe à toute phénoménologie de la donation, peut-on en deuxième instance réduire ce cinéma à une dyade réel/imaginaire et s’amuser à voir comment ce réel diégétique se laisse contaminer par un imaginaire né du geste premier, du geste minime, du pas de côté, voire du geste d’enfance, où le corps marqué de ce geste et restitué dans le champ d’une projection — d’où percerait du hors-champ de ces saynètes (un hors champ qui ne serait pas hors cadre, mais au contraire plein cadre, perceptif tout en étant hors d’atteinte de la vue), en contrepoint de leur aspect raté, foireux, absurde, improvisé, navrant, banal, paresseux, inabouti, inutile, oiseux et stupide, percerait peut-être la déception, une déception marquée par l’essai burlesque de faire quand même, mais si loin de la vie, encore, si loin de la vie encore sous l’emprise de la déception, la vie déceptive — où le corps donc incarne, comme une empreinte, une vie réelle projetée, ambiguë dans sa manifestation.

Autrement dit, se prendre une bonne baffe dans la gueule, ça remet les idées en place.

Achat et TV
Fond Départemental d’art Contemporain, FDAC, Conseil Général Seine St Denis, 2007 (achat)
Pink TV, Lyon TV, Galicia TV, TPS & chaînes TNT

Diffusion en France
Projection collectif Négatif, soirée anarchitecture, Paris, 2016
Festival de Groland Fifigrot, Toulouse, 2016
Festival Sonic Protest, Paris, 2016
Café-ciné, projection-rencontre, Médiathèque d’Olonne-sur-mer, 2016
“MIAM – La nourriture, matière première à l’œuvre d’art”, Satellite Brindeau, Le Havre, 2014
Ciné dans le salon, Maison populaire de Montreuil, sélection FDAC, Montreuil, 2014
Espace o25Rjj, Sète, 2012
“Enfances”, Satellite Brindeau, Le Havre, 2010
Carte blanche au collectif Négatif, Trabendo, Paris La Villette, 2009
Séances scolaires, Seine Saint Denis, 2008
Nuit blanche, État du corps, Espace Khiasma, Les Lilas, 2007
Nuit Blanche, Le Divan du Monde, Paris, 2007
Il faut brûler pour briller, Espace Khiasma, Les Lilas, 2007
Séance « Remix pour tous » à la Cinémathèque Française, Paris, 2006
Festival 5 jours tout court, Caen, 2006
Festival Sumertime, 2006
Festival 431, centre d’art contemporain, Nîmes, 2006
Cinéma la Clef, 17ème parallèle, Paris, 2004 – 2005
Rencontres cinématographiques de la Seine-Saint-Denis, 2004
Projection sous chapiteau, Cirque électrique, Paris, 2004
Universités de Paris II, Paris VIII et Paris X, Séances expérimentales, Paris, 2003 et 2005
+ projections expérimentales

Diffusion à l’étranger
Ezdaar talk series, Sari, Iran, 2015
Cinéma Nova, Bruxelles, Belgique, 2012
Rétrospective-rencontre, Semaine de la francophonie, Douchambé, Tajikistan (2012)
Centre de création artistique, BilbaoArte, Bilbao, Espagne, 2009
avec le collectif Négatif
Centre culturel français, Tbilissi, Géorgie, 2008
École d’art de Chelsea, Londres, Royaume-Uni, 2007
Festival Magmart, Italie, 2006
Centre André Malraux, Sarajevo, Bosnie-Herzégovine, 2006
Festival Sonar, Barcelone, 2006
After Dark festival, Londres, Cardiff, Birmimgham, Manchester, Royaume-Uni, 2005

Le premier site vidéo des saynètes : interactive.mon-cul.com
Youtube n’existait pas. Bah oui.
Interactive.mon-cul.com

Watching machine

Vidéo | 1’53 | 2011Prologue

Vidéo | 4’37 | 2011Première partie

Vidéo | 4’51 | 2011Deuxième partie

Vidéo | 3’15 | 2011Troisième partie

Le projet de Watching machine, c’est de faire un film avec des bouts de ficelle, à la table de travail. Ne pas partir trop loin de peur de perdre la mémoire. Écrire un film au fil de l’eau, en agrégeant les photos qui passent, les mots, les sons, les vidéos. Faire un film comme on joue au légo. Ah, il me faut un légo rouge de 4. Hop, le voilà. Aussi, une vidéo d’un arbre, ben la voilà. Tiens, si j’ajoutais une photo de mains, zou, la voici, je la découpe et le film prend forme. Tout s’emboite, les années passent, je ne suis plus qu’un œil sur le trottoir.

Projet écrit et réalisé en 2009 dans le cadre d’une résidence vidéo chez Arteline Ha.

> Le site d’Arteline Ha

Diffusion du film
Exposition Sous nos paupières, galerie Adada, Saint-Denis, 2016
+ diffusions expérimentales