Biographie

Né en 1969.
Vit et travaille à Paris.

Issu de la cinéphilie, je travaille l’écriture du cinéma comme matière première dans des films argentiques, vidéos numériques et créations multimédia.
En centrant mes créations sur la stupéfaction quotidienne d’images qui nous traversent, en jouant de l’absurde dans la distance au réel, travaillant sur la vitesse, l’improvisation, l’accumulation et la profusion, je développe une œuvre directe et ambiguë, émotionnelle et ambivalente, où l’écriture trouve son achèvement dans le burlesque.
Violemment marqué par la réponse de Roberto Rossellini à Jean Rouch, l’incessance de Marguerite Duras, l’exil d’Andreï Tarkovski, le génie absolu du Charles Chaplin ou le montage de la vie chez Jacques Rozier, je travaille un sillon phénoménologique avec l’idée que le cinéma, dans son travail de substitution du temps, en s’approchant d’une auto-donation incessamment non-décrite par Michel Henry (où il n’y aurait plus de distance phénoménologique entre le donné et le donnant), dans le champ du tournage et dans le champ de la projection, défriche une révélation du cinéma qui s’apparenterait à l’archi-révélation de la vie inextatique.

Producteur associé au sein de Filmcare, je travaille occasionnellement l’écriture scénique et visuelle pour des spectacles de Mots de tête compagnie.

Je suis également co-fondateur de la filière chinoise, spécialisée dans la création multimédia et créateur associé de Nodelane, start-up qui développe une application photo temporelle.

J’enseigne la création multimédia au DSAA Design graphique multimédia de Boulogne-Billancourt.

Repères biographiques

1977
– Je fais des pas chassés de joie d’aller voir Les Vacances de M. Hulot et Jour de fête en resortie nationale au Cyrano à Versailles
– Mort de Chaplin, je découvre que Charlot est aussi un vieux monsieur à Veuvey

1980
– Mon premier film tout seul, toujours au Cyrano, un dimanche soir : Histoire d’Adrien
– Début de la cinéphilie compulsive

1982
– L’écrit, la perception, la parole, le réel : rien ne tombe juste, chute de la confiance

1987
– Fin de la cinéphilie compulsive
– Mon oncle Raymond me donne une caméra super 8
– Premier film, La tombe-Issoire, tourné entre Paris et Dieppe avec Éric de Sarria

1990
– Fiction en 16 mm : Qui es-tu, Gonzales ? co-écrit et réalisé avec Éric de Sarria

– Gros coup de blues (mais alors, c’est ça le cinéma ?)

1991
– J’assiste dans les gradins du stade de Bari à la défaite de l’Olympique de Marseille contre l’Étoile Rouge de Belgrade
La défaite

1993
– Fuite dans un village industriel près de Grenoble
– Je fais des installations dans mon grenier et des films super 8 et 16 mm que je développe dans ma baignoire

1995
– La vidéo, c’est bien, y a du son direct

1996
– le matin, je me lève et je lis. Ensuite, je cours
Mes urines, 1996-1999, Boris du Boullay
Mon père est mort est projeté aux Xèmes Rencontres de Châteauroux. Joseph Morder me présente ses condoléances

1998
– Je découvre l’hyperlien et écris Explication de texte

2000
– Retour sur Paris. Tout ce qui ne rentre pas dans le camion part à la benne

2007
– J’ai de la merde dans les yeux (photo : Fabien Lainé)
J'ai de la merde dans les yeux
– Je rejoins le collectif négatif fondé par Yves-Marie Mahé

2009
– Je cherche. Je commence la série des films écrits

2011
– Naissance de ma fille. Je suis un père, donc.

2013
– Je descends une dernière fois ma moto dans le sud. J’ai grossi.

2014
– Je tombe sur France Gall, en vidéo. Il faut que je fasse un film.

2015
– Ah non, on est déjà en 2016. J’écris toujours